Paulo Arruda, directeur général d’Elasto Proxy, participera à la plus ancienne et historique course de longue distance au monde. Le lundi 20 avril 2026 Paulo participera au 130e Marathon de Boston, un parcours de 26,2 milles (42,195 km) qui commence à Hopkinton, au Massachusetts, traverse huit villes, oblige les coureurs à gravir le “Heartbreak Hill” et se termine sur la rue Boylston à Boston.
Chaque année, des dizaines de milliers d’athlètes du monde entier postulent pour participer à cet événement annuel. Beaucoup sont rejetés parce que le temps qu’il leur a fallu pour terminer un marathon de qualification n’était pas assez rapide. Ce n’est pas seulement une question d’heures et de minutes, cependant. Les temps limites sont basés sur le groupe d’âge, ce qui peut aider ou nuire aux coureurs selon leur âge.
Le pouvoir de la persévérance
Lors de sa première tentative de qualification, Paulo avait raté le temps limite pour sa catégorie d’âge de 40 secondes. Puis, lorsqu’il a eu 46 ans, il a changé de groupe d’âge et il a dépassé le seuil de presque 3 minutes. Le marathon de qualification qu’il a couru était juste au nord de Montréal, où les hivers sont longs et froids. Mais ce ne fut pas un problème pour Paulo. Depuis janvier de cette année, il a couru 750 miles (1207 km), principalement en plein air.
“Quand tu cours en hiver, respirer le froid est dur pour les poumons,” dit-il. Cela pose aussi d’autres défis. Par un dimanche matin glacial, Paulo est parti pour une course de 32 km (20 miles) à des températures de -30°C (-22°F). Toutes les bouteilles d’eau qu’il portait se figèrent, sauf une. En courant à travers la campagne plate et venteuse, il cherchait parfois un abri derrière un banc de neige juste pour prendre une gorgée d’eau.
Cette persévérance lui a bien servi. Lorsque l’ancien joueur de soccer a rejoint Elasto Proxy en 2003, il ne courait pas encore de longues distances. Puis, en 2013, Elasto Proxy a parrainé la Course de la Famille Deux-Montagnes, dans la ville de Deux-Montagnes, au Québec. C’est là qu’il a couru son premier 10 km, une course de 10 kilomètres d’environ 6,2 miles de long. À partir de là, il a continué.
L’étape suivante était un demi-marathon, d’environ 13 miles ou 21 km. Puis en 2014, Paulo a couru son premier marathon complet, une expérience qu’il décrit comme “tellement douloureuse”. Son temps d’arrivée de 4 heures 23 minutes était bien plus d’une heure de plus long que son temps de qualification pour le marathon de Boston 2026. “Tu ne sais pas comment ton corps réagit,” explique-t-il, “jusqu’à ce que tu le soumettes à une expérience aussi extrême”.
La science du succès
Aujourd’hui, les courses que Paulo considérait autrefois comme de longues distances sont maintenant devenues des “courses de récupération”. Pour tout ce travail sur route, il a trois paires de chaussures de course : une pour les courses plus lentes, une pour les intervalles rapides, et une pour les courses proprement dites. “Les mousses se sont améliorées,” dit-il, “et il y a maintenant des chaussures de course qui ont une plaque en fibre de carbone intégrée dans une mousse légère qui aide à réduire la fatigue musculaire”.
Grâce à la science des matériaux, la technologie des chaussures de course favorise la performance. Pourtant, ce n’est pas la seule science que Paulo applique. Il y a plusieurs années, il a passé un test Vo2 Max pour comprendre comment son corps consomme les glucides et à quel rythme. D’après ces données, il sait combien de gels énergétiques il devra consommer pendant le Marathon de Boston, où il y a des stations de gel périodiques pour les coureurs.
L’énergie au jour de la course est essentielle, mais ce n’est tout simplement pas suffisant. Une semaine avant le marathon, Paulo évitera les glucides et passera 2 à 3 jours à ne manger que des protéines et des légumes. Puis, 3 à 4 jours avant la course, il entre en “mode charge de glucides” et il mange beaucoup de fruits, de riz et de pommes de terre. Ces aliments riches en glucides procurent ce qu’il appelle un “soft reset” – une ré-initialisation partielle au corps.
“Il faut miser sur la nutrition et l’hydratation,” explique Paulo, “et il faut le faire assez longtemps à l’avance pour que le corps puisse l’absorber”. C’est un peu différent d’une journée d’entraînement typique, où il court juste avant le souper, le ventre vide. L’aspect physique du marathon est indiscutable, mais il faut de la force mentale pour dépasser la barre des 30 km dans une course de 42+ km.
Ne jamais abandonner…
Comme l’explique Paulo, les marathoniens doivent ignorer les “signaux” qui leur disent d’arrêter. Pourtant, ils doivent rester en harmonie avec leur corps. Il surveille son rythme cardiaque, sa respiration et son niveau d’énergie. Il se rappelle aussi qu’il a déjà couru de longues distances et qu’il peut le refaire. Mentalement, il divise un marathon en blocs d’environ 7 à 10 km (environ 11 à 16 miles) pour le rendre gérable.
Elasto Proxy félicite Paulo Arruda pour sa qualification pour le Marathon de Boston et lui souhaite une bonne journée de course. Il va nous manquer ici, à notre siège social de la région de Montréal, lundi le 20 avril, mais c’est à ce moment-là que l’opportunité unique d’une vie se présente.





